samedi 1 janvier 2011

Internet ascenceur médiatique, social et culturel

I/ Évolution du lien social

d) Les avantages d'Internet

       Comme nous le disions précédemment, l'utilisation d'Internet peut-être nocive pour la nature et la qualité du lien social, et, nous le verrons plus tard, peut également être nocive pour la santé (physique et morale) de l'utilisateur. Mais, parallèlement, certains sociologues, philosophes ou encore ethnologues se font l'avocat du diable, et prennent la défense d'Internet et de ses fonctionnalités.

       En effet, des sociologues comme Dominique Cardon dans son livre La Démocratie Internet mesurent
l'impact des modifications sociales en cours dues à Internet. Dans ce bouquin, Dominique Cardon explique notamment comment les technologies numériques permettent à un nouveau type de relations dites faibles de s'établir. Internet permet de rencontrer plus de monde, plus facilement, plus rapidement, plus virtuellement. Certes, ces rencontres seront virtuelles au premier abord, mais combien de personnes se sont mariées et vivent encore aujourd'hui ensemble grâce à des sites de rencontre comme Meetic? Internet permet donc de faire de nouvelles rencontres aisément. Oui, mais pas seulement. Si l'on prend un exemple d'actualité, la Révolution du Jasmin en Tunisie, Internet a permis aux manifestants, et donc à la population, de communiquer en direct, ou presque, Internet a permis de contourner la censure médiatique appliquée par le pouvoir de Ben Ali, le chef du gouvernement tunisien. Nous n'irons pas jusqu'à dire que la Révolution du Jasmin n'aurai pas eu lieu sans Internet, mais en tous cas, le web a très clairement servi d'accélérateur contestataire du pouvoir en place. De même, en Chine, malgré la répression des blogueurs indépendants parfois trop bavards, Internet nous permet de comprendre ce qu'il s'y passe vraiment, grâce à eux. De même en Iran, et plus globalement dans tous les pays dans lesquels la censure médiatique est appliquée. Internet est tout d'abord un outil de communication rapide, et fiable malgré la distance. 



       De plus, Internet nous permet d'avoir accès, ici en France et dans d'autre pays avancés, à toute la culture internationale et dans tous les domaines: histoire, littérature, musique, gastronomie, jardinage, sport, et même la cyberdépendance! Il nous suffit de taper ce que l'on recherche dans la barre Google (ou autre) conçue à cet effet et une multitude de proposition de site susceptibles de vous plaire s'affiche devant vous. Lorsque l'on pose la question suivante à un lycéen moyen (nous l'avons fait) " À quoi te sers Internet?" il vous répondra "en un, à aller sur facebook, et en deux, à aller sur Wikipédia pour faire des recherches sur un devoir donné". 

Dopamine, Récompense et Dépendance

II/ Interactions entre Internet et la santé de l'internaute

a) Action sur le cerveau

       Physiologiquement parlant, la cyberdépendance se présente comme toute drogue pouvant susciter une dépendance (alcool, héroïne, cocaïne...). Elle agit sur le cerveau de la même manière, et de façon répétée. Lorsque l'individu dépendant ressent une sensation d'euphorie lorsqu'il navigue sur Internet, c'est grâce au "circuit de récompense" qui permet au cerveau de récompenser les organes vitaux en leur procurant encore plus de plaisir. L'explication d'une dépendance n'est jamais simple, c'est pourquoi il nous semble plus pratique, plus efficace, plus simplifié et donc compréhensible d'utiliser des vidéos animées. Cette mini-série nous semble assez complète et compréhensible, le hic, c'est que ces vidéos ne parle pas de la cyberdépendance, mais ce n'est pas très grave car comme nous vous le disions précédemment toutes les dépendances sont les mêmes, au niveau physiologique.



Signe de fatigue

II/ Interactions entre Internet et la santé de l'utilisateur

b) Interactions psychiques (morales)

     On compare la cyberdépendance à l'alcoolisme, à la toxicomanie et au "gambling" (jeux de hasard) compulsif. On parle de familles et de mariages brisés, de carrières en décrépitude, de jeunes qui deviennent des criminels. Certaines recherches laissent croire que 6 ou même 10 pour cent des internautes en seraient sérieusement atteints... 

     L'exemple le plus évident de "dépendance psychique" est celui de la personne qui ne peut plus se passer de ses médicaments anxiolytiques. La plupart du temps, ces médicaments n'ont plus aucun effet réel, mais elle croit fermement qu'elle deviendrait angoissée si elle ne les prenait pas. Elle devient anxieuse à la pensée d'en être privée, ce qui confirme sa crainte non fondée. Les médecins et les psychothérapeutes observent souvent ce cercle vicieux.





       La cyberdépendance est comme toutes les dépendances, dans les cas les plus extrêmes, elle peut avoir des conséquences très graves : elle peut mener à une dépression ou pire encore au suicide, comme nous avons pu le voir dans l'article sur les jeux en réseaux. Malheureusement, cette dépendance peut mener à d'autre conséquences moins graves, mais toutefois importantes et dangereuses:

      > l'individu peut éprouver une très grande fatigue, car l'usage d'Internet ou de jeux vidéos à long terme mène à des insomnies. Le manque de sommeil peut être dû au fait que l'utilisateur oublie tout simplement de dormir, ou bien le fait qu'avoir passé beaucoup de temps sur l'ordinateur aie éveillé et excité son cerveau, si bien qu'il n'est plus capable de s'endormir.

      > l'individu peut perdre contact avec la réalité, ses pensées étant dédiés aux jeux vidéos par exemple, il ne se rend plus compte qu'il existe vraiment dans la vie réelle.

      > l'individu n'a plus de relations personnelles, et ce, pour de raisons probables: ou bien il en avait avant, mais le temps qu'il passe sur son écran ne lui permet pas de leur consacrer du temps, ou bien les seules relations qu'il a sont des relations virtuelles avec des personnes qu'il a rencontré sur le net.

      > l'individu est replié sur lui-même, il s'isole du monde extérieur. Le dépendant s'enferme dans sa bulle afin de consacrer 100% de sa personne à son activité favorite.


jeudi 2 décembre 2010

Signe de douleurs

II/ Interactions entre Internet et la santé de l'utilisateur

c) Interaction somatique (physique)

       Que vous naviguiez sur Internet ou que vous pratiquiez votre sport préféré, si vous sollicitez les mêmes muscles à répétition et de façon inadéquate, vous allez connaître un problème : douleurs musculaires, fatigue oculaire ou autre. Une bonne posture, de bonnes habitudes et un environnement de travail adéquat peuvent vous aider à minimiser efficacement ces maux. Ce n'est pas votre corps qui doit s'adapter à votre poste d'ordinateur ou de travail, mais bien le contraire.

       Le "dépendant" est aux prises avec une sorte de force intérieure qui l'oblige à continuer de faire quelque chose qu'il considère néfaste, malgré toutes les conséquences qui en découlent.  


       On peut aussi  rencontrer  des  "cyberaccros"  qui ont une anxiété, des troubles  du comportement, une dépendance affective, un sentiment d'infériorité, une frustration avec une incapacité à la surmonter. 
       On peut voir apparaître des troubles physiques, comme une obésité car l'individu se nourri mal, souvent simplement de plat réchauffer. Il peut également maigrir car son addiction lui fait oublier de manger. De même que le syndrome du canal carpien (ensemble de signes fonctionnels et physiques lié à la souffrance du nerf médian au niveau du poignet par sa compression), des migraines, des yeux secs, des douleurs cervicales et dorsales, des troubles du sommeil…


Problèmes liés au poste de travail :
       - 43 % des postes provoquent des contraintes posturales.
       - 37 % ont un écran trop haut ou trop bas.
       - 24 % ont un siège inadapté.
       - 22 % ont un plan de travail inapproprié.
       - 21 % des écrans présentent des reflets gênants.
       - 9 % ont un écran trop proche des yeux....

jeudi 25 novembre 2010

Tout problème a une solution

II/ Interactions entre Internet et la santé de l'utilisateur

d) Les solutions médicales

       Comme toute dépendance il faut constater les symptômes, ils peuvent se présenter sous forme de problèmes alimentaires, des insomnies, des échecs scolaires ou professionnels... Tous ces symptômes cumulés peuvent être le signe qu’il y a un vrai problème d’addiction. Dans ce cas, la meilleure solution reste de se tourner vers une aide médicale extérieure, en consultant un pédopsychiatre, par exemple, pour les adolescents. Dans certains pays, il commence à y avoir de véritables cliniques de « désintoxication » conçues spécialement pour les victimes des addictions aux nouvelles technologies : c’est le cas en Grande-Bretagne et dans plusieurs pays d’Asie avec des cliniques pour les drogués d’Internet. 

       En France, l'hôpital Marmottan (à Paris) prend en charge les jeunes souffrant de cyberaddiction. Le Centre Médical Marmottan a développé depuis le début des années 2000 un accueil spécifique pour les personnes souffrant d’addictions sans drogue. Ils reçoivent principalement des joueurs d’argent et de hasard mais également de plus en plus de cyberdépendants. Par exemple pour un patient accro au jeux vidéo les médecins vont avoir une approche éducative avec ce patient et faciliter sa réflexion sur son rapport à ses parents (pour le cas d'un adolescent) et à son ordinateur. Pour ces « accrocs » des jeux vidéo, aucune intervention médicale n’est proposée à Marmottan même. Si cela s’avère nécessaire en termes de troubles associés, une orientation est effectuée.

       En effet la passion pour Internet est une dépendance et ses conséquences sont aussi nocives que la dépendance à la cocaïne. Le sevrage est difficile et s'accompagne de syndrome de manque. Cinq aspects sont fondamentaux.


1. Entretiens, analyse du problème, thérapie comportementale


2. Mesures pratiques
       Sortir de la dépendance exige une désintoxication radicale: mise à distance de tous les sites sexuels, installation de filtres, travail en milieu ouvert, limitation du temps de connexion, mesure de contrôle; et, le cas échéant, abandon de l'ordinateur pendant plusieurs mois, jusqu'à la complète disparition des syndromes de manque.


3. Rendre compte
       Le fait de rendre compte responsabilise la personne et l'oblige à rompre avec le goût du secret,à cultiver la transparence et à soumettre son comportement au regard d'une personne de confiance. 


4. Thérapie conjugale
       L'impact important de la dépendance sur la relation conjugale nécessite d'associer le conjoint à la thérapie afin de reconstruire la confiance dans la relation. Il aura également sa place dans l'accompagnement au quotidien du sevrage.


5. Les médicaments
       Bien que la chimie du cerveau joue un grand rôle dans l'addiction à Internet, les possibilités de traintement médicamenteux restent limitées.